Programme de soutien aux enfants et familles dans le besoin à Bacolod

L'objectif est de définir et de mettre en application un programme de développement venant en aide aux personnes dans le besoin à Bacolod, aux Philippines, en s'appuyant sur les bonnes pratiques identifiées dans différents projets menés en Asie du sud-est et dans le reste du monde. Le programme vise à offrir des opportunités de réhabilitation aux enfants et familles isolées pour permettre une réinsertion durable dans la communauté locale. Ce programme de développement spécifique prend en compte diverses problématiques, notamment l'inclusion sociale, le développement socio-économique, la santé publique, les systèmes de production et consommation durables, ainsi que les technologies vertes.

mardi 12 novembre 2013

Yolanda: Un super typhon déjà trop fameux - Mission d'urgence exceptionnelle

L'accès à l'eau potable devient très difficile ...

Des parapluies font office d'abris ...
Chers amis,

Les images parlent d'elles mêmes, voici ce qui reste des habitations situées au cœur du passage du super typhon Yolanda (Haiyan) qui a frappé les Philippines les 8 et 9 Novembre derniers ... Avec des vents soufflant à plus de 300 km/h et des pluies torrentielles il n'a fallu que quelques heures à Yolanda pour détruire des centaines de milliers de maisons, anéantir des récoltes entières, isoler et priver des millions de foyers d'eau et d'électricité mais aussi d'ôter la vie à une dizaine de milliers de personnes...

Les Philippines n'ont pas connu un tel désastre depuis plusieurs générations et aujourd'hui pour guérir de ses blessures, ce pays aura bien besoin d'un effort national important mais aussi de l'aide internationale pour gérer cette situation de crise humanitaire.

L'association HOST-NGO aux Philippines n'a pas pour vocation de mener des programmes d'urgence mais compte tenu de la nature de la catastrophe, les volontaires engagés sur place ont souhaité apporter leur aide et leur soutien, en récoltant et en acheminant des produits et denrées nécessaires pour palier aux manques des victimes encore sur place. De nombreuses zones ont été touchées par le typhon mais pour définir un périmètre d'intervention fiable et de proximité pour nos équipes à Bacolod, la mission d'urgence exceptionnelle mise en place se concentrera sur l'aide à apporter aux municipalité de Santa Fé, Bantayan (Bantayan, Cebu), Cadix et Sagay (Negros) et Estencian (Panay) qui ont vu disparaître 95% de leurs maisons et de leurs infrastructures.
L'objectif principal sera de récolter des fonds qui permettront d'approvisionner les équipes de gestion et réduction des catastrophes de chaque municipalité, essentiellement en eau, nourritures, médicaments, essences, groupe électrogènes, bâches pour les premiers secours et soins aux sinistrés. Tous les dons que vous voudrez bien faire à HOST-NGO Philippines à cet effet seront intégralement reversés aux institutions locales ou ONG en charge du plan d'urgence soit en espèces ou en nature en fonction de la logistique nécessaire. Les bénévoles HOST-NGO s'assureront que les fonds seront bien utilisés pour l'achat des produits indispensables. D'ailleurs, si vous le souhaitez vous pouvez faire votre donation à d'autres organisations d'urgence telles que: The Red Cross Philippines ou/et Virlanie Foundation, l'important, comme on dit chez nous, c'est de participer !

Faire une donation via notre organisation (merci de précisez typhon dans l'objet de la donation).
Vous pouvez également faire une donation via le bouton "Faire une donation" sur cette page de blog.

Vous pouvez vous inscrire à la newsletter de notre association pour recevoir le rapport de vos donations et du bilan de nos projets aux Philippines.
Vous pouvez également suivre le cours des donations et voir quelques photos de nos missions post Yolanda via notre page Facebook communautaire, merci de "liker" si c'est le cas.

Salamat Po !

L'équipe de bénévoles à Bacolod - contact



lundi 7 octobre 2013

33ème MassKara Festival: 20 jours de fête sans interruption à Bacolod!


Le Festival du MassKara, reconnu nationalement aux Philippines, bat son plein à Bacolod ! Cette version 2013 a débuté le 1er octobre et s’achèvera sur les compétitions de danse annuelles qui se dérouleront du 18 au 20 octobre.

Cette année, le thème du MassKara est “la découverte et la célébration de Bacolod”. Les Negrense sont actuellement en train de préparer leurs masques, costumes et coiffes colorés et flamboyants, afin de danser dans la rue sur les rythmes endiablés des percussions. Comme le veut la tradition à Bacolod, les rues sont animées de spectacles de danse festive tout au long du mois d’octobre. La ville de Bacolod se transforme alors en une immense plateforme de fête, à laquelle se joignent des visiteurs venus des quatre coins du pays et même des pays voisins. Les compétitions de danse sont organisées au stade de Paglaum où les écoles se disputeront les récompenses le 18 octobre, suivies par le concours de danse des quartiers le 20 octobre.

Historiquement, le Festival du MassKara a été lancé en 1980 alors que la crise de l’industrie de la canne faisait rage dans la province de Negros. Les agriculteurs de la canne à sucre ont été en effet touché par la baisse critique des prix du sucre, due notamment à l’introduction de substituts (sirop de maïs à haute teneur en fructose). D’autre part, à la même époque, deux bateaux pétroliers étaient entrés en collision et avaient coulé, provoquant la disparition de 700 personnes. En cette période critique, le gouvernement local et des organisations de la société civile avaient décidé d’organiser un « festival du sourire », voué à prouver que les Philippins de Negros pouvaient sourire même lors d’évènements tragiques. Ceci marqua la reconnaissance de Bacolod comme « ville des sourires » (“City of Smiles”).

lundi 30 septembre 2013

Bagis : à la rencontre des pêcheurs philippins

Depuis plusieurs centaines d'années et l'arrivée des colons espagnols, la richesse de l'île de Negros, située dans la partie occidentale de la région des Visayas aux Philippines, provient de la culture de la canne à sucre. Malgré cela les nombreuses communautés vivant le long des côtes tirent leurs principaux revenus de la pêche. Les pêcheurs locaux, pauvres et ayant peu accès à l'éducation, ont dû répondre à leurs besoins ainsi qu’à ceux d'une population en constante augmentation (comme partout aux Philippines). Ils sont sommairement équipés de bancas (de petites barques en bois), et durant de longues décennies, ont utilisé des techniques de pêche néfastes pour les écosystèmes marins : comme la pêche à l'explosif, au cyanure, la surpêche. La destruction des mangroves (lieux de reproduction des poissons) pour l'exploitation du bois, ainsi que la pression exercée par les bateaux de pêche commerciaux (toujours mieux équipés et très souvent à la limite de la légalité) rendent critique cette situation, tant pour l'environnement que pour les communautés qui en dépendent.

Des actions sont menées nationalement et localement par différents acteurs, parfois conjointement : ONG, environnementalistes, organisations gouvernementales, fédérations, universités et individus amoureux de la nature. Ces initiatives visent à aider la société tout entière à prendre conscience de la situation et à faire évoluer les mentalités. Un arsenal législatif est déjà en place depuis de longues années pour protéger légalement les populations les plus vulnérables face à l'exploitation intensive des ressources naturelles par des compagnies peu regardantes du partage des richesses.

Toutes ces raisons ont poussé Simon Olivieri, l'un des volontaires de HOST-NGO impliqué dans les projets menés à Bacolod depuis un peu plus d'un an, à lancer un projet de film documentaire: Bagis, qui signifie “requin” dans le dialecte local. Pour ce travail collaboratif et ouvert, Simon est épaulé par une équipe de quatre philippins qui l'aident dans la préparation des rencontres auprès des communautés et des acteurs engagés localement qui apparaîtront dans le film. Ils seront rejoint très bientôt par Ebrahim Diallo, un photographe français, pour le  tournage qui durera 25 jours et aura lieu au cours du mois de novembre 2013.

Le film donnera la parole aux communautés qui font face à ces problématiques et à ceux qui les aident à améliorer leur quotidien, par la diversification de leurs activités : éco-tourisme, techniques durables d’élevage du poisson, meilleure gestion de la production, respect des lois existantes et sensibilisation aux thématiques environnementales. Le but du projet est de valoriser les expériences de personnes qui refusent de se résigner à des conditions de vie précaires et luttent pour offrir un avenir meilleur aux générations futures.

Le projet est produit principalement par Simon et Ebrahim mais ces-derniers ont besoin du soutien de tous pour les aider à couvrir les frais relatifs au tournage sur place: transport, nourriture, hébergement et location de barque pour une équipe de 6 personnes. Pour participer à la co-production du film et trouver plus d’informations relatives au projet, cliquez ici: http://www.touscoprod.com/en/project/produce?id=941

lundi 23 septembre 2013

La Commission des Droits de l'Homme au SDC: un premier bilan positif!

Depuis le début du mois d'août dernier, le SDC et les enfants bénéficient chaque semaine des services de la Commission des Droits de l'Homme à Bacolod (CHR). Cette organisation publique que nous avions introduite dans un article du mois dernier, est un partenaire du SDC et de HOST-NGO. Elle a pour but de sensibiliser aux droits des enfants et de s'assurer que ces droits sont bien respectés au sein du centre.

A l'issue de ces deux premiers mois de partenariat, nous avons fait un rapide bilan des activités menées au SDC par M. Romeo Baldevarona, le superviseur de la CHR et par Mme Gina Alli, enquêtrice et employée de la Commission. La sensibilisation des enfants à leurs propres droits, un des principaux axes du programme, a été abordé au cours des différentes sessions dédiées à tous les enfants admis dans le centre. Elles visent à les informer sur la protection que chaque mineur peut faire valoir, principalement concernant les abus et les exploitations dont ils pourraient être victimes de la part d'adultes. Ainsi, le thème du travail des enfants et du trafic d'enfants a fait l'objet d'une explication suivie de discussions entre les membres de la CHR et les jeunes du SDC. Ces séances se confirment être tout à fait adaptées aux besoins et aux questionnements des enfants car nombre d'entre eux, issus d'un milieu social très défavorisé, se sont trouvés confrontés à ces problématiques. C'est donc avec intérêt que les jeunes ont écouté ces témoignages et conseils, et parfois même partagé leur expérience avec le reste du groupe.

La CHR a également conduit deux sessions de conseil juridique personnalisé pour les enfants en conflit avec la loi ayant un procès en cours. Ces activités visent à informer chaque enfant concerné sur sa situation, ses droits et ses devoirs, de sorte qu'il soit en mesure de comprendre les enjeux de son procès et de prendre des décisions conformes à son propre intérêt. A ce jour, une douzaine d'enfants a pu obtenir des éclaircissements et des conseils de la CHR en plus de l'accompagnement dispensé au quotidien par les travailleurs sociaux.

Pour les sessions à venir, la CHR souhaite continuer à sensibiliser les enfants tout en mettant l'accent sur un second axe primordial: la formation du personnel du SDC sur des sujets étroitement liés au respect des droits de l'enfant. Des séminaires seront conduits dans ce cadre, avec pour finalité une meilleure adéquation des services fournis aux besoins des jeunes présents dans le centre et la diminution des risques d'abus à l'égard des enfants.


lundi 16 septembre 2013

HUGPONG participe à sa première activité pro-environnementale


HUGPONG, notre association locale regroupant des organisations de volontaires, a participé samedi dernier à une activité de reboisement. Le maire de Don Salvador Benedicto a invité l’organisation d’HUGPONG à prendre part au projet « Adoptez un arbre ». La municipalité a en effet conçu un programme dédié à promouvoir la préservation de l’espace forestier au travers d’une approche participative. L’objectif est d’assurer un environnement pur, aéré et dénué de toute pollution pour chacun des habitants de la ville de Don Salvador et de ses environs.

L’activité de reboisement vise à encourager la communauté locale à s’engager pour la protection de l’environnement. Ainsi, toute personne intéressée peut faire un geste pour l’environnement par l’achat symbolique d’un arbre à planter dans une zone définie par la ville. L’espace actuellement dédié se situe le long de la route menant à San Carlos (côte ouest de l’île de Negros), à environ une heure en voiture de la ville de Bacolod.

Le maire de Don Salvador a souhaité offrir un arbre à HUGPONG pour soutenir cette organisation à but non-lucratif. Des représentants d’organisations membres de HUGPONG se sont donc joints à la cérémonie du 14 septembre : une volontaire de HOST ainsi que des volontaires des organisations locales, LEAD et Warriors for Peace, ont contribué à planter le pin dédié à HUGPONG. Une association d’étudiants de l’Université Saint La Salle et l’Association des Artistes de Bacolod ont également planté leur propre arbre. Au total, près d’une centaine de personne ont assisté à cette première session ; la seconde aura lieu en décembre prochain. Les arbres ont été « achetés » pour la somme de mille pesos (17€) par des particuliers, des entreprises ou encore des associations qui ont souhaité faire une donation pour protéger l’environnement. Cela montre clairement l’engagement des membres de la communauté envers la protection de la nature et de son écosystème, un enjeu critique pour notre société. Cette cérémonie officielle a été suivie d’un repas convivial, offert gracieusement par le maire pour remercier les participants.

jeudi 5 septembre 2013

Un partenariat solide et durable avec PEACE CORPS

Depuis le départ de Daniel, notre ancien volontaire Peace Corps qui a dédié huit mois de sa mission au sein du SDC, nous étions impatients de connaître la venue de son successeur. Il s'agit de Terry, qui nous rejoindra à Bacolod dans quelques semaines seulement. Nous lui consacrerons prochainement un article.

L’organisation Peace Corps a été fondée en 1961 par le Sénateur John F. Kennedy avec pour enjeu de promouvoir la paix et l’amitié. Il a appelé les jeunes américains à s’engager pour leur patrie en s’installant et en travaillant dans un pays en développement. La mission de Peace Corps comporte les objectifs suivants : aider les communautés des pays intéressés en envoyant des ressources humaines formées, et contribuer à promouvoir une meilleure compréhension mutuelle du peuple américain et des communautés bénéficiaires de l’aide. Peace Corps Philippines est le second plus vieux programme géré par l’organisation. Dès 1961, 130 volontaires ont été assignés comme professeurs d’anglais, de mathématiques et de science. A ce jour, ce sont plus de 8000 volontaires qui ont servi aux Philippines dans des domaines très vastes. Le but de Peace Corps est au final d’encourager la paix et l’amitié dans le monde à travers des échanges interculturels et des efforts de développement conjoints.

La Ville de Bacolod, avec le soutien de la Fondation Virlanie et de HOST-NGO [via le partenariat People-Private-Public], a obtenu l’année dernière le déploiement d’un volontaire Peace Corps afin de soutenir le Social Development Center (SDC). Daniel a été le premier volontaire à participer à notre programme mis en place dans le cadre du projet SDC. Sa responsabilité principale a été d’assurer la bonne conduite des activités au SDC, ainsi que de partager son expertise en matière de soutien psychologique. Aux côtés de notre équipe, le volontaire Peace Corps vise à satisfaire les besoins des enfants les plus vulnérables, de la manière la plus efficace et durable.

Suite au retour de Daniel aux Etats-Unis, il nous a paru essentiel de demander le déploiement d’un nouveau volontaire, dont la mission au SDC est importante dans l’état actuel des choses. Terry a donc été assignée par l’organisation Peace Corps et elle devrait arriver à Bacolod autour du 19 septembre, après avoir suivi une formation de trois mois aux Philippines. Nous sommes impatients de la rencontrer et de lui présenter nos bénéficiaires et ses nouveaux collègues et partenaires !

Daniel au SDC avec une de nos jeunes bénéficiaires

vendredi 30 août 2013

Portrait de nos étudiantes stagiaires au SDC

Katherine Joyce, Lyka et Sherrish sont trois étudiantes, âgées d'une vingtaine d'années, inscrites en 3ème année de travail social à l'Université UNO-R de Bacolod. Elles effectuent actuellement un stage de cinq mois au sein du SDC. Impliquées dans le fonctionnement du centre quatre demi-journées par semaine, elles suivent le quotidien des enfants et des jeunes les plus vulnérables de Bacolod. « Notre mission consiste à assister le personnel du SDC afin de soutenir les enfants et de les rendre plus autonomes, en particulier les jeunes en conflit avec la loi, en travaillant avec eux sur leur dossier judiciaire. Notre but est de promouvoir, améliorer et restaurer la capacité d'intégration sociale des enfants en leur inculquant de bonnes valeurs et en mettant en place différentes sortes d'activités (discussions collectives, tutorat, projections de film suivies de débat, discussions sur l'auto-discipline, etc.) ».

Elles nous confient avoir ressenti un peu de nervosité au tout début de leur stage malgré la confiance portée à leur future mission professionnelle. « Nous avions déjà visité le centre avec l'un de nos professeurs et notre classe, et nous avions aussi échangé avec les stagiaires assignés au SDC l'an dernier, par conséquent nous avions déjà une idée sur notre environnement de travail quand nous avons commencé notre stage, et nous étions impatientes de pouvoir mettre en application ce que nous avions appris à l'université, au profit des bénéficiaires ».

Les jeunes admis au SDC sont souvent marginalisés du fait de leur situation sociale précaire (enfants vivant et/ou travaillant dans les rues) ou de leur situation de conflit avec la loi (jeunes délinquants). Le manque de connaissance quant à leurs problèmes entraîne parfois une crainte des membres de la communauté à leur égard. A ce propos, Katherine Joyce, Lika et Sherrish nous confient qu'à ce jour, elles connaissent désormais les enfants et qu'elles ressentent pour eux de l'empathie et  sont sensibles à leur situation. « Nous les aidons à éclaircir et, au besoin, à rendre plus optimiste leur vision de la vie. C'est d'ailleurs l'objectif principal du SDC: satisfaire les besoins fondamentaux des enfants et leur permettre d'accéder à de meilleures conditions de vie. », expliquent-elles. Elles ajoutent que « la plupart des jeunes admis au centre souffre d'un manque de soutien et de conseils de la part de leur famille; certains d'entre eux en sont même privés. Il est donc important pour nous d'établir des relations de confiance et d'honnêteté avec les enfants pour pouvoir les aider et les conseiller. En outre, il est primordial de travailler avec les familles pour reconstruire ou consolider les liens de la cellule familiale, dont les enfants ont besoin pour se développer ».

Lorsqu'on les interroge sur les motivations qui les ont poussé à se diriger vers des études dans le domaine du travail social, les étudiantes disent « vouloir aider les personnes dans le besoin, les conseiller et les guider pour prendre du recul sur leur situation et chercher ensemble des solutions ». La mission de ces jeunes étudiantes dynamiques au SDC est une réelle illustration des réalisations issues du partenariat avec l'Université UNO-R. 

L'équipe de HOST-NGO leur souhaite, à toutes les trois, réussite et épanouissement dans leur future carrière professionnelle!