Programme de soutien aux enfants et familles dans le besoin à Bacolod

L'objectif est de définir et de mettre en application un programme de développement venant en aide aux personnes dans le besoin à Bacolod, aux Philippines, en s'appuyant sur les bonnes pratiques identifiées dans différents projets menés en Asie du sud-est et dans le reste du monde. Le programme vise à offrir des opportunités de réhabilitation aux enfants et familles isolées pour permettre une réinsertion durable dans la communauté locale. Ce programme de développement spécifique prend en compte diverses problématiques, notamment l'inclusion sociale, le développement socio-économique, la santé publique, les systèmes de production et consommation durables, ainsi que les technologies vertes.

jeudi 20 novembre 2014

Le SDC en action !

Loin des scoubidous, jeux de billes et autres activités de cours de récré à travers le monde, la mode au SDC c’est la Capoeira

Petit rappel pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène : D'après Wikipédia®, “La capoeira est un art martial afro-brésilien qui puiserait ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil”. 
Dans la réalité, la capoeira est un sport qui allie à la fois danse, mouvements de combat et rythmique, et qui permet à nos jeunes du SDC de s’amuser et surtout se défouler ! 

Un jeudi sur deux, deux professeurs volontaires viennent enseigner l’art de la capoeira aux enfants durant des séances d’une heure et demi. Prof et Kit, propriétaires du centre sportif Mandala de Bacolod offrent donc leur temps pour encadrer une vingtaine de jeunes et les initier à cette pratique. 

En plus du cours de capoeira, Prof, de son nom de capoeiriste “Contra Mestre Parabolica”, passe un moment à la fin de chaque séance pour donner aux enfants une leçon de savoir-vivre, en leur rappelant par exemple pourquoi il est essentiel d’avoir une bonne hygiène ou encore l’importance de respecter les adultes qui les encadrent au SDC. 

Depuis le lancement de l’activité début 2014, les enfants ont démontré un réel intérêt pour la capoeira et s’investissent énormément durant chaque séance en vue de progresser. Régulièrement, des compétitions sont organisées de façon à motiver d’autant plus les jeunes qui s'entraînent même par eux-mêmes dans les dortoirs! 

Le 15 Novembre dernier, le centre sportif Mandala a été le théâtre d’un événement majeur, un important rassemblement de capoeiristes venus tout droit du Brésil ou encore de Malaisie et de Singapour. Cette journée était l’occasion pour les maîtres capoeiristes de récompenser les élèves en les faisant monter en grade. Les grades en capoeira sont représentés par des cordes de différentes couleurs selon le niveau. 

Joel, un des enfants du SDC qui s’était déjà distingué comme étant particulièrement doué pour la capoeira lors des dernières compétitions organisées au centre a été invité à assister à cet événement. Alors qu’il devait initialement simplement se joindre au groupe, Joel a finalement été récompensé par le “Contra Mestre Parabolica” qui lui a remis son premier grade : la corde jaune et blanche ! Joel a donc pu rentrer au centre après une journée riche en émotions avec sa corde ainsi que sa nouvelle tenue de capoeiriste offerte par Prof !  

A quand un champion capoeiriste originaire du SDC ?

Joel avec son parrain de capoeira !



jeudi 13 novembre 2014

Le tressage en réponse à Yolanda !

Bantayan, une petite île appartenant à la province de Cebu aux Philippines, a été l’une des zones les plus violemment touchées par le typhon Yolanda en Novembre 2013.
Les  populations locales ont subi de graves dommages et se sont retrouvées dans des conditions de vie déplorables !

L’urgence pour ces communautés était alors de trouver un moyen de relancer l’activité économique et trouver au plus vite  une nouvelle source de revenus.

Afin de leur venir en aide, nous nous sommes intéressés à une activité : le tressage à partir de pandan (plante locale).
Plusieurs femmes de l’île possédaient d’ores et déjà les connaissances de base leur permettant de fabriquer des sets de table et nattes en pandan, mais ne disposaient malheureusement pas des moyens financiers pour développer cette activité.
Nous avons alors déployé les moyens nécessaires pour leur venir en aide !

Étapes clés du projet

Avril 2014          Au commencement, nous avons regroupé une dizaine de femmes motivées et leur avons fournit le matériel nécessaire à la fabrication de produits de tressage basiques, afin de relancer l’activité.

Juillet 2014         Après la réouverture du marché et les perspectives de développement rendues plus concrètes, HOST a organisé une formation au tressage de sacsFelipe, un  spécialiste du tressage appartenant au département des affaires industrielles s’est rendu sur l’île de Bantayan pour animer une formation de 10 jours auprès des tresseuses. Les femmes ont alors acquis de  nouvelles techniques de tressage et de teinture des feuilles de pandan afin de pouvoir fabriquer des sacs et paniers colorés.

Août 2014          Une fois l’activité de tressage de sacs mise en place, nous nous sommes rapprochés de deux acheteurs basés à Bacolod : les marques Kiculo et Vivo, qui ont pris place dans le projet en mettant les sacs à disposition du public.

Octobre 2014        Les « Bantayan totes » ont été présentés aux acheteurs du monde entier pendant le « Manila Fame », un des plus importants salons d’Asie du Sud-Est durant lequel les créations d’artisans locaux sont exposées aux exportateurs potentiels.


Novembre 2014   Deuxième formation ayant pour objectif d’améliorer la qualité et d’acquérir de nouvelles techniques de tressage afin de fabriquer différents types de sacs.


Felipe, le formateur
Base de tressage

Teinte des feuilles de pandan

Depuis le lancement du projet, nos volontaires se rendent régulièrement sur l’île de Bantayan pour suivre au plus près l’évolution du travail des tresseuses, et chaque fois la surprise est immense…
En seulement 6 mois, les femmes sont passées d’un tressage de produits très basique à la fabrication de sacs de qualité !

Durant la formation du mois de Novembre, les tresseuses ont encore appris de nouvelles techniques de tressage et même de couture qui leur permettent de fabriquer des sacs de plus en plus sophistiqués, et même en accord avec les tendances actuelles !

Au cours d’un de nos derniers voyages à Bantayan, nous avons recueilli les témoignages poignants des tresseuses, pour mieux comprendre en quoi le projet a changé leurs conditions de vie. Pour beaucoup, l’activité de tressage a augmenté leurs revenus journaliers par trois, leur permettant ainsi d’envoyer leurs enfants à l’école, ou encore de retrouver l’électricité dans leurs petits habitats.



Par la suite, nous espérons pouvoir inviter d’autres femmes à rejoindre le projet et ainsi aider d’autres familles de Bantayan. 






Les "Bantayan totes" exposés au "Manila Fame"
Réaction des tresseuses qui découvrent les photos de leurs produits exposés au "Manila Fame"

samedi 8 novembre 2014

1 an déjà... les victimes du typhon Yolanda ont encore besoin de nous!

Le 7 Novembre 2013 le Typhon Yolanda a frappé les Philippines.
Sur l’île de Bantayan, 95% des infrastructures ont été détruites, laissant les populations dans des conditions de vie précaires et insalubres. 
HOST-NGO a alors mis en place des actions d’urgence afin de venir en aide aux communautés locales, en se rendant quelques jours après le drame sur Bantayan afin de fournir nourriture, eau potable, médicaments, et autres kits de premiers secours.

Depuis le drame, HOST-NGO a développé deux projets ayant pour objectif d’aider les communautés locales à se reconstruire de façon durable :
-    Concept Kubo : Conception de maisons construites à partir de matériaux locaux, et destinées à mieux supporter les typhons. Ces maisons écologiques permettront aaux communautés sans toits d’être sensibilisés à l’agriculture biologique et à l’environnement
-    Tressage de sacs : Entraînement et formation d’un groupe de femmes de Bantayan au tressage de sacs: Fabrication à partir de Pandan (plante locale) de sacs destinés à la vente  de façon à relancer ledéveloppement économique de la communauté. Host entend ainsi implanter un commerce juste et honnête.

Pour pouvoir continuer de mener à bien ces projets et soutenir le développement des victimes du Typhon Yolanda, HOST-NGO a besoin de vous !

A l’occasion du premier anniversaire du typhon Yolanda, Global Giving met tous les moyens en oeuvre pour faire de ce jour une réelle levée de fonds, afin que les efforts pour la reconstruction et la reconversion des zones touchées puissent perdurer.
Un an après la catastrophe, les dégâts sont toujours rééls et des efforts sont encore à fournir si nous voulons réhausser la situation des Philippines. La reconstruction post-Yolanda n’est pas encore terminée, encore de nombreuses maisons restent insalubres et des emplois non reconvertis.

Pour nous y aider, Global Giving fait de ce Samedi 8 Novembre un jour de 100% Matching (qui devrait durer quelques jours). C’est-à-dire que tous les fonds que vous verserez à Global Giving pour notre cause nous seront remis au montant double.
A savoir, pour un don de 100$, 200$ nous seront reversés (dans la limite de 500$ par donation).

C’est l’occasion de tous se mobiliser pour donner un second souffle à notre action ! 




vendredi 16 mai 2014

"Life is full” Documentaire HOST-NGO au Festival de Cannes 2014 – Short Film Corner



C'est parti pour cette 67ème édition du Festival de Cannes. Il y a la Compétition Officielle et son tapis rouge, et il y a le plus grand marché du film au monde qui s'étend sur des hectares. Le Short Film Corner, où Life is full est présenté en première mondiale, permet aux auteurs de court-métrages de présenter leur film aux professionnels du cinéma. Dans ces professionnels, on trouve des distributeurs, des acheteurs ou encore des organisateurs de festival. Le rôle du distributeur, si un film correspond à sa ligne éditoriale ou artistique, sera de vendre le film à des télévisions, de gérer son exploitation au cinéma, plus largement la vie d'un film. Les acheteurs travaillent pour des télévisions, ils sont là pour acquérir les droits de films qui seront diffusés sur leur réseau. On trouve cette année la BBC, Canal +, TV5 Monde, Arte, France Télévisions, la SBS pour l'Australie, et des dizaines d'autres acheteurs...

Mais le Short Film Corner, c'est aussi un public qui vient voir les films à la Digital Library (voir photos) sur des écrans individuels. Ils mettent en favoris les films qu'ils ont aimé.
Et enfin, chaque participants au Short Film Corner peut organiser une projection, dans une des trois salles prévues à cet effet. Le but est de prendre rendez-vous avec des professionnels du cinéma pour leur montrer le film et peut-être s'en suivra une jolie carrière au cinéma, dans d'autres festivals ou à la télévision.

Mon souhait le plus fort serait de voir les enfants du Social Development Center et des rues de Bacolod City toucher un public le plus large possible afin de le sensibiliser aux problématiques auxquelles font face HOST NGO, et plus largement les pouvoirs publics philippins.

Victorien V.






mardi 12 novembre 2013

Yolanda: Un super typhon déjà trop fameux - Mission d'urgence exceptionnelle

L'accès à l'eau potable devient très difficile ...

Des parapluies font office d'abris ...
Chers amis,

Les images parlent d'elles mêmes, voici ce qui reste des habitations situées au cœur du passage du super typhon Yolanda (Haiyan) qui a frappé les Philippines les 8 et 9 Novembre derniers ... Avec des vents soufflant à plus de 300 km/h et des pluies torrentielles il n'a fallu que quelques heures à Yolanda pour détruire des centaines de milliers de maisons, anéantir des récoltes entières, isoler et priver des millions de foyers d'eau et d'électricité mais aussi d'ôter la vie à une dizaine de milliers de personnes...

Les Philippines n'ont pas connu un tel désastre depuis plusieurs générations et aujourd'hui pour guérir de ses blessures, ce pays aura bien besoin d'un effort national important mais aussi de l'aide internationale pour gérer cette situation de crise humanitaire.

L'association HOST-NGO aux Philippines n'a pas pour vocation de mener des programmes d'urgence mais compte tenu de la nature de la catastrophe, les volontaires engagés sur place ont souhaité apporter leur aide et leur soutien, en récoltant et en acheminant des produits et denrées nécessaires pour palier aux manques des victimes encore sur place. De nombreuses zones ont été touchées par le typhon mais pour définir un périmètre d'intervention fiable et de proximité pour nos équipes à Bacolod, la mission d'urgence exceptionnelle mise en place se concentrera sur l'aide à apporter aux municipalité de Santa Fé, Bantayan (Bantayan, Cebu), Cadix et Sagay (Negros) et Estencian (Panay) qui ont vu disparaître 95% de leurs maisons et de leurs infrastructures.
L'objectif principal sera de récolter des fonds qui permettront d'approvisionner les équipes de gestion et réduction des catastrophes de chaque municipalité, essentiellement en eau, nourritures, médicaments, essences, groupe électrogènes, bâches pour les premiers secours et soins aux sinistrés. Tous les dons que vous voudrez bien faire à HOST-NGO Philippines à cet effet seront intégralement reversés aux institutions locales ou ONG en charge du plan d'urgence soit en espèces ou en nature en fonction de la logistique nécessaire. Les bénévoles HOST-NGO s'assureront que les fonds seront bien utilisés pour l'achat des produits indispensables. D'ailleurs, si vous le souhaitez vous pouvez faire votre donation à d'autres organisations d'urgence telles que: The Red Cross Philippines ou/et Virlanie Foundation, l'important, comme on dit chez nous, c'est de participer !

Faire une donation via notre organisation (merci de précisez typhon dans l'objet de la donation).
Vous pouvez également faire une donation via le bouton "Faire une donation" sur cette page de blog.

Vous pouvez vous inscrire à la newsletter de notre association pour recevoir le rapport de vos donations et du bilan de nos projets aux Philippines.
Vous pouvez également suivre le cours des donations et voir quelques photos de nos missions post Yolanda via notre page Facebook communautaire, merci de "liker" si c'est le cas.

Salamat Po !

L'équipe de bénévoles à Bacolod - contact



lundi 7 octobre 2013

33ème MassKara Festival: 20 jours de fête sans interruption à Bacolod!


Le Festival du MassKara, reconnu nationalement aux Philippines, bat son plein à Bacolod ! Cette version 2013 a débuté le 1er octobre et s’achèvera sur les compétitions de danse annuelles qui se dérouleront du 18 au 20 octobre.

Cette année, le thème du MassKara est “la découverte et la célébration de Bacolod”. Les Negrense sont actuellement en train de préparer leurs masques, costumes et coiffes colorés et flamboyants, afin de danser dans la rue sur les rythmes endiablés des percussions. Comme le veut la tradition à Bacolod, les rues sont animées de spectacles de danse festive tout au long du mois d’octobre. La ville de Bacolod se transforme alors en une immense plateforme de fête, à laquelle se joignent des visiteurs venus des quatre coins du pays et même des pays voisins. Les compétitions de danse sont organisées au stade de Paglaum où les écoles se disputeront les récompenses le 18 octobre, suivies par le concours de danse des quartiers le 20 octobre.

Historiquement, le Festival du MassKara a été lancé en 1980 alors que la crise de l’industrie de la canne faisait rage dans la province de Negros. Les agriculteurs de la canne à sucre ont été en effet touché par la baisse critique des prix du sucre, due notamment à l’introduction de substituts (sirop de maïs à haute teneur en fructose). D’autre part, à la même époque, deux bateaux pétroliers étaient entrés en collision et avaient coulé, provoquant la disparition de 700 personnes. En cette période critique, le gouvernement local et des organisations de la société civile avaient décidé d’organiser un « festival du sourire », voué à prouver que les Philippins de Negros pouvaient sourire même lors d’évènements tragiques. Ceci marqua la reconnaissance de Bacolod comme « ville des sourires » (“City of Smiles”).

lundi 30 septembre 2013

Bagis : à la rencontre des pêcheurs philippins

Depuis plusieurs centaines d'années et l'arrivée des colons espagnols, la richesse de l'île de Negros, située dans la partie occidentale de la région des Visayas aux Philippines, provient de la culture de la canne à sucre. Malgré cela les nombreuses communautés vivant le long des côtes tirent leurs principaux revenus de la pêche. Les pêcheurs locaux, pauvres et ayant peu accès à l'éducation, ont dû répondre à leurs besoins ainsi qu’à ceux d'une population en constante augmentation (comme partout aux Philippines). Ils sont sommairement équipés de bancas (de petites barques en bois), et durant de longues décennies, ont utilisé des techniques de pêche néfastes pour les écosystèmes marins : comme la pêche à l'explosif, au cyanure, la surpêche. La destruction des mangroves (lieux de reproduction des poissons) pour l'exploitation du bois, ainsi que la pression exercée par les bateaux de pêche commerciaux (toujours mieux équipés et très souvent à la limite de la légalité) rendent critique cette situation, tant pour l'environnement que pour les communautés qui en dépendent.

Des actions sont menées nationalement et localement par différents acteurs, parfois conjointement : ONG, environnementalistes, organisations gouvernementales, fédérations, universités et individus amoureux de la nature. Ces initiatives visent à aider la société tout entière à prendre conscience de la situation et à faire évoluer les mentalités. Un arsenal législatif est déjà en place depuis de longues années pour protéger légalement les populations les plus vulnérables face à l'exploitation intensive des ressources naturelles par des compagnies peu regardantes du partage des richesses.

Toutes ces raisons ont poussé Simon Olivieri, l'un des volontaires de HOST-NGO impliqué dans les projets menés à Bacolod depuis un peu plus d'un an, à lancer un projet de film documentaire: Bagis, qui signifie “requin” dans le dialecte local. Pour ce travail collaboratif et ouvert, Simon est épaulé par une équipe de quatre philippins qui l'aident dans la préparation des rencontres auprès des communautés et des acteurs engagés localement qui apparaîtront dans le film. Ils seront rejoint très bientôt par Ebrahim Diallo, un photographe français, pour le  tournage qui durera 25 jours et aura lieu au cours du mois de novembre 2013.

Le film donnera la parole aux communautés qui font face à ces problématiques et à ceux qui les aident à améliorer leur quotidien, par la diversification de leurs activités : éco-tourisme, techniques durables d’élevage du poisson, meilleure gestion de la production, respect des lois existantes et sensibilisation aux thématiques environnementales. Le but du projet est de valoriser les expériences de personnes qui refusent de se résigner à des conditions de vie précaires et luttent pour offrir un avenir meilleur aux générations futures.

Le projet est produit principalement par Simon et Ebrahim mais ces-derniers ont besoin du soutien de tous pour les aider à couvrir les frais relatifs au tournage sur place: transport, nourriture, hébergement et location de barque pour une équipe de 6 personnes. Pour participer à la co-production du film et trouver plus d’informations relatives au projet, cliquez ici: http://www.touscoprod.com/en/project/produce?id=941

lundi 23 septembre 2013

La Commission des Droits de l'Homme au SDC: un premier bilan positif!

Depuis le début du mois d'août dernier, le SDC et les enfants bénéficient chaque semaine des services de la Commission des Droits de l'Homme à Bacolod (CHR). Cette organisation publique que nous avions introduite dans un article du mois dernier, est un partenaire du SDC et de HOST-NGO. Elle a pour but de sensibiliser aux droits des enfants et de s'assurer que ces droits sont bien respectés au sein du centre.

A l'issue de ces deux premiers mois de partenariat, nous avons fait un rapide bilan des activités menées au SDC par M. Romeo Baldevarona, le superviseur de la CHR et par Mme Gina Alli, enquêtrice et employée de la Commission. La sensibilisation des enfants à leurs propres droits, un des principaux axes du programme, a été abordé au cours des différentes sessions dédiées à tous les enfants admis dans le centre. Elles visent à les informer sur la protection que chaque mineur peut faire valoir, principalement concernant les abus et les exploitations dont ils pourraient être victimes de la part d'adultes. Ainsi, le thème du travail des enfants et du trafic d'enfants a fait l'objet d'une explication suivie de discussions entre les membres de la CHR et les jeunes du SDC. Ces séances se confirment être tout à fait adaptées aux besoins et aux questionnements des enfants car nombre d'entre eux, issus d'un milieu social très défavorisé, se sont trouvés confrontés à ces problématiques. C'est donc avec intérêt que les jeunes ont écouté ces témoignages et conseils, et parfois même partagé leur expérience avec le reste du groupe.

La CHR a également conduit deux sessions de conseil juridique personnalisé pour les enfants en conflit avec la loi ayant un procès en cours. Ces activités visent à informer chaque enfant concerné sur sa situation, ses droits et ses devoirs, de sorte qu'il soit en mesure de comprendre les enjeux de son procès et de prendre des décisions conformes à son propre intérêt. A ce jour, une douzaine d'enfants a pu obtenir des éclaircissements et des conseils de la CHR en plus de l'accompagnement dispensé au quotidien par les travailleurs sociaux.

Pour les sessions à venir, la CHR souhaite continuer à sensibiliser les enfants tout en mettant l'accent sur un second axe primordial: la formation du personnel du SDC sur des sujets étroitement liés au respect des droits de l'enfant. Des séminaires seront conduits dans ce cadre, avec pour finalité une meilleure adéquation des services fournis aux besoins des jeunes présents dans le centre et la diminution des risques d'abus à l'égard des enfants.


lundi 16 septembre 2013

HUGPONG participe à sa première activité pro-environnementale


HUGPONG, notre association locale regroupant des organisations de volontaires, a participé samedi dernier à une activité de reboisement. Le maire de Don Salvador Benedicto a invité l’organisation d’HUGPONG à prendre part au projet « Adoptez un arbre ». La municipalité a en effet conçu un programme dédié à promouvoir la préservation de l’espace forestier au travers d’une approche participative. L’objectif est d’assurer un environnement pur, aéré et dénué de toute pollution pour chacun des habitants de la ville de Don Salvador et de ses environs.

L’activité de reboisement vise à encourager la communauté locale à s’engager pour la protection de l’environnement. Ainsi, toute personne intéressée peut faire un geste pour l’environnement par l’achat symbolique d’un arbre à planter dans une zone définie par la ville. L’espace actuellement dédié se situe le long de la route menant à San Carlos (côte ouest de l’île de Negros), à environ une heure en voiture de la ville de Bacolod.

Le maire de Don Salvador a souhaité offrir un arbre à HUGPONG pour soutenir cette organisation à but non-lucratif. Des représentants d’organisations membres de HUGPONG se sont donc joints à la cérémonie du 14 septembre : une volontaire de HOST ainsi que des volontaires des organisations locales, LEAD et Warriors for Peace, ont contribué à planter le pin dédié à HUGPONG. Une association d’étudiants de l’Université Saint La Salle et l’Association des Artistes de Bacolod ont également planté leur propre arbre. Au total, près d’une centaine de personne ont assisté à cette première session ; la seconde aura lieu en décembre prochain. Les arbres ont été « achetés » pour la somme de mille pesos (17€) par des particuliers, des entreprises ou encore des associations qui ont souhaité faire une donation pour protéger l’environnement. Cela montre clairement l’engagement des membres de la communauté envers la protection de la nature et de son écosystème, un enjeu critique pour notre société. Cette cérémonie officielle a été suivie d’un repas convivial, offert gracieusement par le maire pour remercier les participants.

jeudi 5 septembre 2013

Un partenariat solide et durable avec PEACE CORPS

Depuis le départ de Daniel, notre ancien volontaire Peace Corps qui a dédié huit mois de sa mission au sein du SDC, nous étions impatients de connaître la venue de son successeur. Il s'agit de Terry, qui nous rejoindra à Bacolod dans quelques semaines seulement. Nous lui consacrerons prochainement un article.

L’organisation Peace Corps a été fondée en 1961 par le Sénateur John F. Kennedy avec pour enjeu de promouvoir la paix et l’amitié. Il a appelé les jeunes américains à s’engager pour leur patrie en s’installant et en travaillant dans un pays en développement. La mission de Peace Corps comporte les objectifs suivants : aider les communautés des pays intéressés en envoyant des ressources humaines formées, et contribuer à promouvoir une meilleure compréhension mutuelle du peuple américain et des communautés bénéficiaires de l’aide. Peace Corps Philippines est le second plus vieux programme géré par l’organisation. Dès 1961, 130 volontaires ont été assignés comme professeurs d’anglais, de mathématiques et de science. A ce jour, ce sont plus de 8000 volontaires qui ont servi aux Philippines dans des domaines très vastes. Le but de Peace Corps est au final d’encourager la paix et l’amitié dans le monde à travers des échanges interculturels et des efforts de développement conjoints.

La Ville de Bacolod, avec le soutien de la Fondation Virlanie et de HOST-NGO [via le partenariat People-Private-Public], a obtenu l’année dernière le déploiement d’un volontaire Peace Corps afin de soutenir le Social Development Center (SDC). Daniel a été le premier volontaire à participer à notre programme mis en place dans le cadre du projet SDC. Sa responsabilité principale a été d’assurer la bonne conduite des activités au SDC, ainsi que de partager son expertise en matière de soutien psychologique. Aux côtés de notre équipe, le volontaire Peace Corps vise à satisfaire les besoins des enfants les plus vulnérables, de la manière la plus efficace et durable.

Suite au retour de Daniel aux Etats-Unis, il nous a paru essentiel de demander le déploiement d’un nouveau volontaire, dont la mission au SDC est importante dans l’état actuel des choses. Terry a donc été assignée par l’organisation Peace Corps et elle devrait arriver à Bacolod autour du 19 septembre, après avoir suivi une formation de trois mois aux Philippines. Nous sommes impatients de la rencontrer et de lui présenter nos bénéficiaires et ses nouveaux collègues et partenaires !

Daniel au SDC avec une de nos jeunes bénéficiaires

vendredi 30 août 2013

Portrait de nos étudiantes stagiaires au SDC

Katherine Joyce, Lyka et Sherrish sont trois étudiantes, âgées d'une vingtaine d'années, inscrites en 3ème année de travail social à l'Université UNO-R de Bacolod. Elles effectuent actuellement un stage de cinq mois au sein du SDC. Impliquées dans le fonctionnement du centre quatre demi-journées par semaine, elles suivent le quotidien des enfants et des jeunes les plus vulnérables de Bacolod. « Notre mission consiste à assister le personnel du SDC afin de soutenir les enfants et de les rendre plus autonomes, en particulier les jeunes en conflit avec la loi, en travaillant avec eux sur leur dossier judiciaire. Notre but est de promouvoir, améliorer et restaurer la capacité d'intégration sociale des enfants en leur inculquant de bonnes valeurs et en mettant en place différentes sortes d'activités (discussions collectives, tutorat, projections de film suivies de débat, discussions sur l'auto-discipline, etc.) ».

Elles nous confient avoir ressenti un peu de nervosité au tout début de leur stage malgré la confiance portée à leur future mission professionnelle. « Nous avions déjà visité le centre avec l'un de nos professeurs et notre classe, et nous avions aussi échangé avec les stagiaires assignés au SDC l'an dernier, par conséquent nous avions déjà une idée sur notre environnement de travail quand nous avons commencé notre stage, et nous étions impatientes de pouvoir mettre en application ce que nous avions appris à l'université, au profit des bénéficiaires ».

Les jeunes admis au SDC sont souvent marginalisés du fait de leur situation sociale précaire (enfants vivant et/ou travaillant dans les rues) ou de leur situation de conflit avec la loi (jeunes délinquants). Le manque de connaissance quant à leurs problèmes entraîne parfois une crainte des membres de la communauté à leur égard. A ce propos, Katherine Joyce, Lika et Sherrish nous confient qu'à ce jour, elles connaissent désormais les enfants et qu'elles ressentent pour eux de l'empathie et  sont sensibles à leur situation. « Nous les aidons à éclaircir et, au besoin, à rendre plus optimiste leur vision de la vie. C'est d'ailleurs l'objectif principal du SDC: satisfaire les besoins fondamentaux des enfants et leur permettre d'accéder à de meilleures conditions de vie. », expliquent-elles. Elles ajoutent que « la plupart des jeunes admis au centre souffre d'un manque de soutien et de conseils de la part de leur famille; certains d'entre eux en sont même privés. Il est donc important pour nous d'établir des relations de confiance et d'honnêteté avec les enfants pour pouvoir les aider et les conseiller. En outre, il est primordial de travailler avec les familles pour reconstruire ou consolider les liens de la cellule familiale, dont les enfants ont besoin pour se développer ».

Lorsqu'on les interroge sur les motivations qui les ont poussé à se diriger vers des études dans le domaine du travail social, les étudiantes disent « vouloir aider les personnes dans le besoin, les conseiller et les guider pour prendre du recul sur leur situation et chercher ensemble des solutions ». La mission de ces jeunes étudiantes dynamiques au SDC est une réelle illustration des réalisations issues du partenariat avec l'Université UNO-R. 

L'équipe de HOST-NGO leur souhaite, à toutes les trois, réussite et épanouissement dans leur future carrière professionnelle!

vendredi 16 août 2013

Une nouvelle étape dans la réhabilitation du SDC

Les travaux de réhabilitation du SDC, prévus par la ville au début de l'année, se sont déroulés au cours de ces derniers mois. Ce projet a été programmé et mis en place grâce aux efforts conjoints de l'équipe du SDC, des ingénieurs de la ville et de l'équipe de Virlanie-Bacolod, depuis l'année dernière. Il vise à apporter aux enfants séjournant au centre le minimum de confort et d'hygiène nécessaire pour assurer des conditions de vie saines et adaptées à leurs besoins.

Depuis plusieurs semaines déjà, le réseau d’électricité a été réparé et des panneaux solaires ont été installé afin de fournir une partie des besoins en électricité du centre. Les sanitaires ont été rénovés et de nouvelles douches sont désormais prêtes à l'emploi. Elles se situent à la sortie du bâtiment des dortoirs, afin d'en faciliter la gestion et l'entretien. Aux philippines, le soleil se couchant tôt tout au long de l'année, la lumière à nouveau disponible fait prendre une autre dimension aux longues soirées tropicales.

Les nouvelles douches du SDC

Le niveau de sécurité a été également renforcé dans l'ensemble du centre, et plus particulièrement dans les dortoirs. Le travail du personnel encadrant a été facilité pendant la nuit grâce au nouveau système électrique, ce qui privilégie la protection des enfants les plus vulnérables. Le programme d'activités d'aïkido, mené par Warriors for Peace au sein du SDC, a bénéficié aussi de ces améliorations. L'équipe de volontaires anime désormais des sessions chaque jeudi soir. La salle d'activité située au-dessus du dortoir des garçons, a été nettoyée et repeinte au mois de mai et elle est depuis peu approvisionnée en électricité afin d'accueillir les sessions nocturnes d'aikido. 

La nouvelle salle d'activité du SDC
Ces travaux de rénovation participent à la mise en place d'un environnement serein et propice à l'épanouissement des enfants du centre. C'est une étape importante dans la réhabilitation du SDC qui entre dans la continuité des actions menées par l'équipe de Virlanie-Bacolod, en collaboration avec les volontaires de HOST-NGO et l'équipe locale. Ce nouveau développement permettra notamment au centre de se mettre en conformité avec les impératifs environnementaux en vigueur aux Philippines.


lundi 5 août 2013

Les droits de l'enfant à l'honneur au SDC

La Commission des Droits de l’Homme à Bacolod (CHR), organe public de protection des droits humains qui trouve sa légitimité d'action au sein même de la Constitution des Philippines, a décidé de s'engager en faveur des enfants du SDC. Son superviseur, Mr. Roméo Baldevarona, s'est montré particulièrement sensible aux besoins et problématiques rencontrés par les enfants du centre mais aussi par ceux de leurs familles.
La CHR est dotée d’un double mandat : celui de mener des investigations lorsque des violations aux droits humains sont suspectées sur le territoire philippin, et, en parallèle, mener des actions d'information et d'éducation à la population, toujours en matière de respect des droits humains. C'est dans le cadre de ce second champ d'action que la CHR va conduire au SDC, dès ce mois d'août, des activités visant à améliorer la protection des droits des enfants dans leur globalité.

Plus précisément, la CHR mènera des séances de sensibilisation auprès des enfants eux-mêmes, afin de leur faire prendre conscience de la protection à laquelle ils peuvent prétendre, et ainsi tenter de réduire les risques d'abus, de violence ou d'exploitation à leur encontre. C’est également auprès des familles que l’équipe de la CHR interviendra, afin de leur donner les moyens de protéger au maximum l'intérêt de leurs enfants. En dernier lieu, le personnel du SDC bénéficiera aussi de l'expertise de la CHR par le biais de séminaires dédiés au respect des droits des enfants et de leurs besoins fondamentaux appliqués au cadre spécial de la gestion d'un centre tel que le SDC. Cette professionnalisation du personnel s'inscrit dans la volonté d'opérer un transfert de compétences entre les acteurs locaux agissant pour le bien-être des enfants. Cela doit se traduire concrètement par une amélioration des services fournis dans le centre, en les adaptant davantage au développement individuel de chaque enfant.

Enfin, la CHR s'est engagée à fournir un support juridique pour les enfants en conflit avec la loi et leurs familles qui, lors du déroulement des procès, ont parfois besoin d'une assistance particulière pour comprendre leur situation mais aussi pour faire valoir leurs droits spécifiques en tant que mineurs ou représentants légaux. Cette large gamme de services offerte par la CHR en fait l'un des nouveaux soutiens majeurs au SDC, aux côtés de nos partenaires engagés depuis déjà plusieurs mois. Nous sommes impatients d’observer prochainement les progrès réalisés, en termes de respect et de promotion des droits de l’enfant, qui vont découler de cette collaboration !

lundi 29 juillet 2013

L’équipe de GlobalGiving en visite aux Philippines

HOST-NGO est devenu récemment membre de la communauté de GlobalGiving suite à la réussite du défi lancé en avril dernier. L’organisation de GlobalGiving travaille en collaboration étroite avec tous ses membres afin d’assurer transparence et fiabilité pour chacun des projets diffusés via sa plateforme en ligne. Tous les deux ans, une équipe de volontaires est envoyée sur le terrain afin de rendre visite aux organisations membres. En outre, GlobalGiving fournit des outils de collecte de fonds en ligne, un soutien individuel en termes de stratégie, ainsi que l’opportunité d’entrer en contact avec un vaste réseau de donateurs individuels et de partenaires, tels Nike, Dell et HP.

Cette année, les Philippines faisaient partie de l’agenda de visites de GlobalGiving. HOST-NGO a donc accueilli, il y a quelques semaines, deux jeunes volontaires de GlobalGiving. Nous leur avons consacré deux journées entières afin de leur expliquer notre organisation, de leur faire découvrir la ville de Bacolod, et de leur présenter nos projets et nos bénéficiaires. Ana et Sandra, futures diplômées de l’Université Georgetown de Washington DC, ont été envoyées par GlobalGiving pour conduire les visites des partenaires basés aux Philippines, élaborer un compte-rendu, et les aider à accroître leur viabilité. Notre équipe les a emmenées sur le terrain pour les aider à comprendre nos activités et les problématiques rencontrées par les jeunes en difficulté et les communautés défavorisées.

Un séminaire a également été organisé par l’équipe de GlobalGiving avec le soutien de nos volontaires. Les objectifs étaient d’aider de nouvelles organisations à étendre leur réseau, engager de nouveaux donateurs et développer une stratégie durable de collecte de fonds. Une dizaine d’individus, représentant huit organisations à but non-lucratif (Ikaw-Ako, CheckMySchool, Sustained Actions, Federation of Urban Poor in Negros Occidental, ALDC, NOBCP, Negrense Volunteers for Change Foundation, HOST-NGO), ont participé aux discussions et ont partagé leur expérience et leurs aspirations dans le domaine du développement communautaire. Ce fut l’opportunité d’établir de nouvelles relations avec des partenaires potentiels, tout en réajustant notre stratégie afin d’être plus efficace en matière de mobilisation des ressources.

L’équipe et les bénéficiaires de HOST-NGO souhaitent remercier GlobalGiving, en particulier Sandra et Ana, qui ont montré un vif intérêt et le désir de nous soutenir pour le compte des communautés locales dans le besoin. Nous espérons les revoir très bientôt !

lundi 22 juillet 2013

Prochainement: un documentaire sur nos projets aux Philippines

Du 8 au 15 juillet dernier, notre équipe a eu le plaisir d'accueillir pendant une semaine, Victorien et Virginie, des amis français qui, touchés par l'action de HOST-NGO, ont désiré s'impliquer en faveur du programme développé à Bacolod. Leur venue illustre bien l'esprit de notre organisation, qui permet à chacun d'apporter sa «touche», en partageant sa passion, ses connaissances ou encore son savoir-faire.

La mission de Victorien et de Virginie a porté sur la réalisation d'un documentaire illustrant les projets menés aux Philippines afin de promouvoir nos activités auprès du grand public, de donner envie à de nouveaux volontaires de nous rejoindre, et de présenter notre environnement de travail et nos bénéficiaires à nos partenaires et donateurs actuels et potentiels. Diverses séances de tournage ont été organisées à travers la ville et au SDC, auprès d'enfants actuellement ou précédemment pris en charge par le SDC, afin de présenter leurs parcours de vie et la réalité de leurs difficultés. Ce documentaire, en cours de préparation, vise à diffuser une vision de la ville de Bacolod et de ses enjeux, notamment les problématiques touchant les enfants des rues. Cette vidéo permet également de témoigner des progrès réalisés en faveur de ces jeunes, grâce aux actions menées conjointement avec nos partenaires locaux, tout en restant conscients mais optimistes sur les étapes qu'il nous reste encore à franchir.

Victorien V. est un jeune réalisateur français, talentueux et prometteur, qui a déjà à son actif deux courts métrages tournés au Burkina Faso, sélectionnés notamment dans le cadre du Short Film Corner du Festival de Cannes en 2012 et 2013. Sa première œuvre, Living in Tengrela, a  même été élu Coup de Cœur du Jury en 2012. Virginie, conseillère artistique, a l’œil et la sensibilité bien affûtés, ce qui lui permet de contribuer efficacement à la réalisation de ce nouveau défi aux côtés de son conjoint, Victorien.

Notre équipe et tous nos bénéficiaires adressent un grand « SALAMAT » (merci) à Victorien et à Virginie pour leur implication et leur générosité, et nous espérons poursuivre notre aventure avec leur fidèle soutien. HOST-NGO leur souhaite une bonne continuation dans leurs projets respectifs !

lundi 15 juillet 2013

L'Education permet d'assurer l’avenir de nos jeunes

Il est 9h30 au SDC : un groupe d'enfants se dirige vers la salle de classe avec des pochettes individuelles contenant chacune un cahier, un stylo, et quelques feuilles volantes. Après avoir pris leur petit-déjeuner, ils se sont préparés pour participer au programme éducatif mis en place dans le cadre du Dispositif d’Enseignement Alternatif (Alternative Learning System) en janvier dernier.

Trois demi-journées par semaine, les enfants pris en charge par le SDC pendant une longue période ont accès à des modules de langue (Tagalog), de mathématiques, d’histoire, etc. Deux professeurs mis à disposition par le Département de l’Education (DepEd), Jayson et Carlito, préparent les jeunes, selon leur niveau scolaire, à l’examen qui aura lieu en octobre prochain. L’objectif est d’assurer une continuité dans le parcours scolaire de l’enfant, afin qu’il puisse réintégrer le système éducatif formel à sa sortie du SDC et assurer sa réussite professionnelle future. Quelques-uns des participants vont prochainement rejoindre le centre régional de réhabilitation pour les jeunes (RRCY), situé sur l’île voisine de Guimaras, géré par le Département du Travail Social et du Développement (DSWD). Ces-derniers pourront ainsi poursuivre leur cursus scolaire au sein du RRCY et consolider les bases acquises au SDC.


Afin d’offrir les meilleurs chances de réussite à cet examen, l’équipe du SDC organise également des séances tri-hebdomadaires de soutien scolaire (‘study time’), supervisées par le personnel encadrant, et dédiées à la révision des thèmes enseignés par les professeurs du DepEd. “L'examen n'est plus qu'à 14 semaines”, a prévenu Jayson cette semaine, afin que chacun prenne la mesure de l'échéance à venir. La construction d'un avenir durable est un processus complexe pour ces jeunes, qui, grâce au Dispositif d’Enseignement Alternatif, font au SDC leurs premiers pas sur cette longue route qui leur permettra de devenir des citoyens actifs et responsables.